mercredi 10 juillet 2013

Manquehue

    Et un dimanche de plus sur les sentiers! :)

    J'ai retrouvé Jérémy et Vera (avec qui j'avais fait les thermes et le Cerro Conchali) et des amis à eux pour monter au sommet du Manquehue (1638 m), un vieux volcan éteint, qui se retrouvera surement dans quelques dizaines d'années au beau milieu de l'agglomération. Et pour preuve, on a démarré la rando en plein dans Santiago.
    Le temps n'était pas magnifique, mais le ciel couvert nous as évité de mourir de chaud pendant la montée, qui était assez coriace! Des paysages toujours aussi grandioses, je vous laisse les photos:

La autopista Nororiente, qui traverse la montagne.

Vue sur Santiago Nord-Ouest, et le quartier des tours.

Santiago Nord

Panorama un peu déformé, mais qui rend compte du paysage. Au milieu à droite des tours, le Cerro San Cristobal.

Notre compagnon de rando, qui nous a suivi jusqu'au sommet, épuisé. On ne sait pas s'il est redescendu...

Jérémy et Vera.


Contraste chilien. Et vue sur La Dehesa, le quartier richissime de Santiago par lequel on est passés au retour.

Au sommet :)

    Une rando bien sympa et dans une bonne ambiance, malgré une chute à la descente qui m'a valu un genou tordu et une douleur pendant quelques jours, mais rien de grave, ça va déjà mieux :)

     Petite anecdote: la majorité du groupe étant des étudiants en échange international travaillant à l'European Southern Observarory (astronomie), ils ont pris l'habitude de parler tout le temps en anglais. Pas vraiment de problème de compréhension pour moi, vu que ça reste de l'anglais "international", mais tout au long de la journée, j'étais incapable de faire une phrase complète en anglais, les mots venant spontanément en espagnol! Un peu handicapant au début, mais je suis contente de me rendre compte de mes progrès en espagnol (enfin, en chileno), et puis au final tout savaient parler espagnol aussi, donc pas de soucis de communication :)


    

dimanche 30 juin 2013

Au pays des colibris

    Enfin un beau week-end ensoleillé sur Santiago! :) Hop hop hop, il faut en profiter!!
    C'est chose faite grâce à Rodrigo, un ami de couchsurfing qui vient de créer un groupe de trekking "los Amigos de los Andes" (sympa!) et qui avait organisé une petite rando pour aujourd'hui. Bon, pour la première sortie du groupe, il n'y avait pas foule, puisque certains n'ont pas réussi à se lever suite à une soirée trop arrosée, et nous n'étions que deux... mais les meilleurs, héhé!
    Après 1h30 de métro/bus/marche à pieds à travers la ville, j'ai donc rejoins Rodrigo au départ de la rando de los Saltos de Apoquindo, qui mène vers de belles cascades. Mais au passage du traditionnel péage qui siège dans chaque lieux portant un minimum d'attrait touristique, la gardienne nous dit qu'on ne pourra pas aller jusqu'au bout de la rando, car à cause de la pluie des jours précédents, le terrain est dangereux (glissements de terrain, chutes de pierres...). Bon, à voir, nous nous lançons quand même et le début de la rando est plutôt sympa. Non seulement le paysage est chouette, mais en plus nous avons la chance de voir d'assez près des colibris. Plutôt classe, je ne savais pas qu'il y en avait au Chili. Malheureusement, pas de photos, ils sont trop rapides et trop petits.
    Après 1h30 de marche, nous arrivons à la traversée de la rivière et deux gardes nous arrêtent et nous interdisent d'aller plus loin... c'était donc vrai. Nous décidons donc de nous poser un peu au soleil et de profiter de la tranquillité de coin et rencontrons Barbara et Celso, un couple super sympa qui s'est fait stopper aussi. On remarque cependant qu'un autre groupe est passé... auront-ils payé les gardes? Peu importe, nous préférons ne pas nous prendre la tête, et faisons le chemin du retour tranquillement avec nos deux nouveaux compagnons... buena onda! :)

Vue sur Santiago au départ de la rando


C'est aussi le pays des cactus!

Avec -de gauche à droite- Rodrigo, Barbara y Celso


Au fond à gauche: le Cerro Provincia où je suis déjà aller camper


Attention à ne pas tomber dessus!

    Une belle journée donc (malgré la frustration de ne pas pouvoir aller bien loin) sous le signe de belles rencontres :) On organise déjà la prochaine sortie!!


   

mercredi 26 juin 2013

Vida chilena

    Après un automne incroyablement doux, l'hiver est arrivé, et avec lui des week-end particulièrement pourris. Cela fait donc quelques temps que je ne suis pas sortie de Santiago, et que je vis au rythme chilien: boulot, soirées au coin du poêle, "carretes", "asados", balades dans le quartier, tours à la "feria", dimanches en famille... Quelques précisions sur la "vida chilena":

    L'asado: c'est d'après moi le sport national du Chili! Qu'il fasse chaud, froid, qu'il vente ou qu'il pleuve, dès que l'occasion se présente, à savoir quand les amis/famille sont là, le chilien achète de la bonne viande (bœuf, porc, poulet, saucisses), nettoie la grille à barbecue et déguste toute l'après-midi/soirée/nuit. Petite astuce pour ceux qui pensent allumer le barbeuc prochainement: nettoyez la grille en la frottant avec un oignon coupé en deux au dessus du feu, ça donne un gout délicieux à la viande! :p

    Carrete: c'est comme ça qu'on appelle une soirée entre amis/famille, avec plus ou moins d'alcool, selon les envies. A la maison, chez les voisins, dans un bar...

    La feria: rien à avoir avec la feria comme on l'entend en France, c'est ici le marché. Mais quel marché! On y trouve de tout: légumes, viandes, poissons, épices, produits ménagers, jouets, vêtements, vaisselle, outils de bricolage... toute sorte d'objets que l'on peut trouver dans un super marché, mais 2 fois moins cher, et dans une ambiance de foire bordélique bien sympa!

    Dimanches en famille: grâce à Eduardo mon super coloc, je fais connaissance avec LA famille type chilienne: une trentaine de cousins, oncles, tantes, neveux, nièces qui habitent presque tous dans le même quartier et qui se retrouvent dès que l'occasion se présente pour un asado ou un carrete. Très unis, solidaires et blagueurs, ils n'en sont pas moins curieux et accueillants lorsqu'une petite française pointe le bout de son nez :) C'est alors l'occasion d'échanges sur les différences culturelles Europe/Amérique Latine, et notamment pour moi la chance de découvrir le pays de l'intérieur, et moins comme une touriste.

     Bon avec tout ça, j'ai peu de photos à vous montrer, car quand je pense à prendre la caméra avec moi, le temps est rarement au beau fixe. Ce week-end tout de même, j'ai pu aller faire un tour sur un cerro (colline) en périphérie de la ville pour en apprécier l'ampleur:

Vue sur le centre ville, le Cerro San Cristobal et la tour la plus haute d'Amérique du Sud.

Montage un peu dégueu, mais qui permet d'imaginer l'étendue de la ville.





    Voila un petit aperçu de la vie à la chilienne, "vacan" comme on dit ici (cool quoi). Mais trop peu de plein air et de montagne pour moi... malgré la richesse du pays au niveau paysages et activités à faire (et ce à la porte de la capitale), le "chilien moyen" n'en profite quasiment pas (voire pas du tout). Manque de temps, désintérêt total, simple effet culturel...? J'essaie de comprendre pourquoi, pas si simple!



mardi 11 juin 2013

Interlude musical

    Voila un message qui change un peu des autres. Parce que les photos c'est bien, mais en musique c'est mieux! :) D'autant plus que l'Amérique Latine sans musique, c'est pas vraiment l'Amérique Latine.
    S'il y a un groupe à connaître au Chili, c'est bien Chico Trujillo. Intergénérationnel, tout le monde connait ici et tout le monde aime. Je vous laisse les découvrir avec l'excellente Loca (folle) et son clip très poétique qui reflète bien la vie chilienne et l'ambiance de Santiago (la rue, les troquets, les vieilles maisons...):



   
    Et comme j'aime particulièrement cette chanson, je vous mets même une deuxième version "live", qui permet de voir à quoi ressemble le groupe, et la bonne ambiance qui s'en dégage (la chanson met un peu de temps à démarrer mais elle vaut le détour):



   
    Et pour terminer avec Chico Trujillo, El conductor:




Allez zou, la suite au prochain épisode! ;)

  
   

lundi 10 juin 2013

Grimpe à Piedra Rommel

    Enfin!!! Un peu d'escalade! :)

    Après deux semaines en ville, j'ai enfin pu sortir respirer de l'air frais, et surtout me dérouiller un peu. La grimpe commençait à me manquer sérieusement. Et il était temps de prendre l'air, car ce week-end je crois que la ville battait un record de pollution depuis mon arrivée. La Cordillère était presque invisible, et il suffisait de regarder à quelques centaines de mètres pour voir le smog (le nuage de pollution) tellement l'air était chargé en je ne sais quelles particules... (je crois que je préfère ne pas savoir).
    Encore grâce au couchsurfing (décidément), j'ai rencontré Luis, un étudiant de la Uchile qui fait pas mal d'escalade et de montagne. Il m'a fait découvrir Piedra Rommel, un joli petit site dans le Cajon de Maipo, à une heure de Santiago. Bon, malgré l'accès payant (tout se paie au Chili, on commence à s'habituer), la petite taille du site, la surfréquentation et le peu de nombre de voies dans mon niveau (soit trop facile, soit trop difficile)... j'ai quand même profité d'une belle et chaude journée dans un joli coin de nature, et pu chauffer un peu mes chaussons qui commençaient à s'ennuyer dans le fond du placard.

    N'ayant pas fait de belles photos du site avec la Gopro, je vous mets en premier deux photos tirées d'internet pour que vous puissiez vous faire une meilleure idée du paysage:

http://www.webmontagne.fr/Photos/Piedra-Rommel-008.jpg
http://escaladaextrema.files.wordpress.com/2009/10/chile-08.jpg
On voit les sommets fraichement enneigés tout au fond :)
Du haut du caillou. Il y a du monde en bas!

    A quand la prochaine sortie?

mercredi 29 mai 2013

Au royaume des condors

    Ce week-end, sortie en montagne avec David, un espagnol en échange universitaire, super sympa, rencontré via Couchsurfing. Nous sommes partis à l'assaut du Cerro Provincia (2750 m), un des sommets qui dominent Santiago.
    Samedi, après s'être échappés de la ville en bus, avoir été pris en stop par un gentil conducteur de camion poubelle, et avoir payé les 1500 pesos chacun (2€40) au "garde" du massif (tout se paie au Chili...), nous nous sommes mis tardivement en marche vers le sommet.


    Notre objectif principal en ce début de rando: sortir de la pollution de Santiago et atteindre l'air pur des montagnes! On croise un monde fou sur le sentier, plein de cailloux et plein de cactus! David est un peu déçu par l'aridité du sentier (il espérait de la neige), moi je reste ravie du dépaysement. On finit par prendre assez de hauteur et là, paysage grandiose: la couche de pollution est en fait une mer du nuages sur toute la plaine (on n'espère que ce n'est pas que de la pollution...)! 

La plaine d'un côté...
...les montagnes de l'autre (El Plomo, 5424m)

Rencontre avec les autochtones
     Au fur et à mesure de la montée, on croise de moins en moins de monde, de moins en moins de cactus et de plus en plus de cailloux, et après 6-7 heures de marche, le soleil commence à descendre à vitesse grand V. Il nous reste une heure pour arriver au sommet, mais on préfère savourer le coucher de soleil et on décide donc de planter la tente et faire le sommet le lendemain, sage décision.
    Et là, waaaoow! Magnifique coucher de soleil sur la mer de nuages, et sublimes couleurs sur les sommets.




    Ensuite, Santiago s'allume et illumine les nuages par en dessous, nous donnant un paysage et des lumières de rêve (littéralement). Les couleurs n’arrêtent pas de changer en quelques minutes, un spectacle magique! Et c'est pas fini: après un bon diner sous les étoiles, c'est la lune qui entre en scène: ronde comme un ballon, éclairant les montagnes comme un deuxième soleil. Difficile d'aller se coucher: d'un côté les lumières magiques de Santiago, de l'autre un sublime lever de lune, entre les deux les sommets enneigés... de quoi s'en mettre plein les yeux sans se lasser. Mais la fatigue finit quand même par gagner. Avant d'aller dormir, on fait une rencontre assez insolite: un gars qui monte tout seul dans la nuit, sans lumière. Il s’arrête, on discute un peu, il nous explique que c'est beaucoup plus intéressant de marcher avec seulement la lumière de la lune, puis repart dans l'obscurité. 



    Après une nuit un peu froide (pour ma part), notre deuxième journée en montagne commence plutôt bien: on est à présent surs que ce n'est pas que de la pollution sur Santiago, puisqu'une vraie mer de nuage, bien moutonneuse, recouvre toute la plaine, surement jusqu'à l'océan.

La vue en sortant de la tente... :)
Le Manquehue: preuve que Santiago est là, sous la mer de nuages.



    Un tel paysage de bon matin: de quoi mettre la patate et donner plus d'énergie qu'il n'en faut pour aller jusqu'au sommet! En une petite heure, nous voilà en haut, avec une vue magnifique sur la Cordillère. Le temps s'est un peu couvert, rajoutant un ambiance particulière et de belles lumières. Là encore, on ne sait pas où regarder tellement les paysages sont grandioses de tous les côtés! Et ensuite, cerise sur le gâteau: les condors, planants, majestueux... maîtres de ces lieux! Je vous laisse imaginer mon enchantement... :)


Maître Condor planant vers El Plomo... :)
Un joli halo autour du soleil.
 
  
    Avant de redescendre, on décide d'aller voir le refuge en contrebas du sommet, et on y rencontre Pablo, notre mystérieux marcheur de la nuit. Un amoureux des montagnes, avec une magnifique vision de la vie et des relations humaines: un chilien comme on en voudrait (beaucoup) plus, superbe rencontre!

    Vient ensuite le moment de redescendre vers la ville et le monde "réel"...pas facile. C'est en s'en échappant qu'on réalise ce qu'on respire tous les jours à Santiago, et c'est pas joli joli. Mais les batteries sont rechargées au maximum, et il ne reste plus qu'à attendre une autre occasion pour s'en mettre plein les yeux, et les poumons! :)


    P.S.: j'ai pas encore récupéré toutes les photos, j'espère pouvoir rajouter celles qui manquent (les plus belles je crois) dès que je peux.

  

mardi 21 mai 2013

Nueva casa

    Enfin! Samedi j'ai emménagé dans une graaaannde et vieille maison, à 100 m du labo, le pied! :) Vivent là une dizaine de personnes, dont Florencia (la propriétaire), son fils (dont j'ai oublié le nom), Milton, Eduardo, Liz, et les autres que je n'ai pas encore rencontrés car ils ne sont pas encore rentrés de week-end (et oui, aujourd'hui c'est férié, donc long week-end!).
 
    Quelques photos pour vous faire goûter à l'ambiance de la baraque:

Ma chambre :)

Un arbre sympa qui me cache l'immeuble d'en face :)




Petit apéro avec Eduardo, Andrea et Milton dans la chambre d'à côté :)
   
    Buena onda! :)