vendredi 12 décembre 2014

1 semaine à Neuquén

    Je suis arrivée à Neuquén Jeudi dernier en pensant que j'allais n'y passer que deux jours, et j'y suis restée un semaine! Sol et Lucas, mes hôtes adorables (encore!), ne pouvaient m'héberger que pour une nuit car ils partaient pour le week-end. Le lendemain, je reçois un mail d'un camping que j'avais contacté pour faire du volontariat, qui m'annonce que je peux venir pour le vendredi suivant. Le camping étant dans un coin reculé (c'est-à-dire pas de couchsurfing à proximité) mais pas si loin de Neuquén (donc pas d'autre étape intermédiaire possible), je me retrouve un peu coincée. Ni une ni deux, Sol et Lucas me proposent de me laisser les clés de leur appart pour que je reste toute la semaine, un peu désolés de me laisser seule le week-end. En attendant, Cris, une autre couchsurfeuse, me répond et me propose de me faire visiter le coin et de m'emmener à El Chocón, un lac à une petite centaine de km de Neuquén. Voila qu'un guide me tombe du ciel! Et quel guide! C'est un petit bout de femme formidable, un baroudeuse passionnée de voyage et de nature, toute contente de pouvoir aider une petite française en vadrouille.
    Sol et Lucas reviennent ensuite, et je passe une semaine à la fois bien remplie et posée, entre des sorties avec Cris, et des moments sympas chez Sol et Lucas. Sol est comédienne, Lucas et scénariste pour une chaîne de télévision locale, et ils prennent a cœur de me partager leur culture argentine. Vraiment géniaux!

Avec Sebas, Lucas et Sol.

Jolie trouvaille dans un bar!

Monument de commémoration de la guerre des Malouines. 

Buvant un "terere" (maté frais) avec Sol.

Le rio de Neuquén.


Pic-nic, soleil et baignade à El Chocón avec Cris.

Urubu à tête rouge. Il y en avait plein!

Visite du musée des dinosaures (la région est pleine d'ossements et fossiles!)



Coucher de soleil sur El Chocón... on dirait la mer!


Bières et barbeuc' avec Cris et sa maman, adorables.

Journée bronzette au lac Mari Menuco.




    En fin de semaine, je commence à organiser mon trajet de samedi jusqu'au camping, qui est dans un coin bien reculé. Bus ou stop? Encore mieux: Cris, fidèle à elle-même, organise une sortie avec des amies à elle pour le week-end dans la cordillère, et me propose d'en profiter m'emmener au camping. Un ange!
    Concernant le camping, le lieu a tout simplement l'air merveilleux (voyez plutôt: http://www.ecocamping.com.ar/), et ma mission sera de réparer un four en terre et d'accueillir les campeurs. Contre 5 heures de travail quotidiennes, 5 jours par semaine, je serai logée et nourrie, bio et tout, dans un cadre de rêve... quelque chose me dit que ça devrait bien se passer :-)
    Par contre, pas d'internet ni de réseau téléphonique au camping, alors en attendant les prochaines news, je vous souhaites de très joyeuses fêtes!

    PS: Pour ceux qui n'aurait pas fait attention, j'ai mis a jour la carte de mon périple, dans l'onglet "carto".



jeudi 4 décembre 2014

Tranquila en Azul

    Azul est une petite ville tranquille, a quelques centaines de kilomètres au sud de Buenos Aires. C'est la plaine, c'est l'été, il fait très chaud! A peine arrivée, mon hôte Bernardo m’emmène au joli parc de ville, prendre l'air avec son chien Bauti. On prend un maté tranquille au bord du rio, puis le soir je l'accompagne a son cours de tango. Encore une super ambiance, les profs sont très sympas et je peux danser un peu. Le lendemain (mardi), journée tranquille, je me repose et profite de la tranquillité de la ville. Le soir, Adeline, une française installée depuis quelques temps a Azul nous invite a manger chez elle, avec ses colocs. Ils sont tous adorables et, coïncidence heureuse, certains sont géologues, et travaillent a l'institut d’hydrologie d'Azul. Leo me propose de venir a l'institut le lendemain, pour échanger un peu. Jeudi donc, je retrouve Adeline pour un tour en vélo dans la ville et dans les champs autour. Il fait super chaud, on crame, mais ça fait du bien! On passe ensuite a l'institut d'hydrologie, ou Leo me présente a plein de monde. Il travaillent surtout sur les thématiques de qualité des eaux, mais aussi sur les problèmes d'inondations que connait Azul. La région est tellement plane, que lorsqu'il pleut trop, tout est inondé. Tout le monde habite en zone inondable ici. Le soir, Poli, une amie d'Adeline, nous invite a dîner, et nous passons une super soirée a discuter, avant que je prenne mon bus de nuit pour Neuquén, a quelques 900 km de la.



Avec Adeline :-)



Avec Bernardo et Bauti.

13h de bus a travers la plaine...

    Encore des rencontres formidables, des personnes qui aident et donnent sans compter... la magie du voyage :-)



lundi 1 décembre 2014

Luján

    Adriana et Gustavo m'ont spontanément invité (via Couchsurfing toujours) à venir passer le week-end à Luján, petite ville à 1h30 de bus de la capitale. Ils reçoivent aussi Chris, un autre français en voyage. Le jeune couple d'architectes nous fait visiter la célèbre basilique de Luján, fief du Pape François, ainsi que le petit centre ville, puis nous reçoivent chez eux de la meilleure façon argentine qui soit: maté, dulce de leche, salami (saucisson), queso (fromage), tortas fritas (sortes de beignets), parilla (barbeuc')... Ils sont vraiment adorables. Le soir, le neveu d'Adriana nous rejoint, et nous sommes invités à l'anniversaire d'un ami voisin, puis Adriana nous emmène dans un bar découvrir la vie nocturne de Lujan. 



Le río Luján, responsable des inondations du mois dernier ("Aca cuando llueve, llueve!")
Gustavo à l'oeuvre pour l'apéro.



    Le lendemain, après avoir dit au-revoir à Chris, Adriana et Gustavo m’emmènent visiter Tigre, une jolie petite ville au nord de Buenos Aires, près du delta. Nous rentrons ensuite puis accueillons deux nouveaux hôtes, un couple d'allemands. Nous passons la soirée tranquilles à échanger.


Tigre

    Lundi matin, Adriana me dépose sur la route pour que je fasse du stop en direction d'Azul, ma prochaine étape à quelques centaines de km au sud de Buenos Aires. Apparemment, le stop se pratique pas mal en Argentine, et fonctionne plutôt bien. Rumeur aussitôt vérifiée: Adriana me dépose à peine que déjà une voiture s'arrête pour m'avancer un peu. Rebelote deux fois avec des camions qui s'arrêtent aussitôt que je commence à tendre le pouce! Les camionneurs sont super sympas, curieux de voir un petit bout de française voyager toute seule, et on discute bien. Je finis par arriver à destination, sous un soleil de plomb, où Bernardo me reçoit pour quelques jours.

Avec Antonio, mon deuxième chauffeur.

Maté dans le camion de Kelo.